
Depuis plus de 20 ans et sur la base des enseignements tirés de l’accident de Three Mile Island aux USA en 1979 et de celui de Tchernobyl en 1986, la France améliore son dispositif de la gestion de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et ce à tous les niveaux (organisation des pouvoirs publics, contrôle de exploitations, exercices, surveillance de l’environnement, information du public….).
Jusqu’à présent les pouvoirs publics ont porté leur effort sur la préparation à la gestion de la phase d’urgence d’un accident nucléaire. Il est important maintenant de préparer les dispositions visant à répondre à des problèmes complexes tels que la gestion sanitaire des populations, les conséquences économiques de vie dans les zones contaminées.
La Directive interministérielle du 7 avril 2005 sur l’action des pouvoirs publics en cas d’événement entraînant une situation radiologique a chargé l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), en relation avec les départements ministériels concernés, d’établir le cadre, de définir, de préparer et de mettre en œuvre les dispositions nécessaires pour répondre aux situations post-accidentelles.
L’ASN a donc créé un Comité Directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident qui est chargé d’élaborer les éléments de doctrine correspondant.
Une 1ère phase (2005-2007) a permis d’organiser des groupes de travail et de fixer des objectifs validés à chaque étape par un rapport est une présentation à un groupe de pilotage et au Gouvernement.
Une 2ème phase est encours (2007-2009)
Pour mener à bien ses travaux, le CODIRPA a mis en place sept Groupes de Travail et a désigné les pilotes correspondants.
Les pilotes du GT1 « levée des actions d’urgence de protection des populations et réduction de la contamination du milieu bâti » Jean-Luc GODET et Isabelle MELH-AUGET ont souhaité qu’un élu participe à ce GT.
C’est ainsi que Jean-Pierre CHARRE, Maire d’Orsan et Membre de la CLI du Gard, a été sollicité pour participer au GT1 et pour apporter sa vision et sa perception des mesures qui pourraient être prises (techniques et humaines) dans les territoires concernés par un accident nucléaire.
Le GT1 a pour mission :
Le 1er rapport du GT1 est encours de validation et les objectifs pour 2008 ont bien été établis.
Les groupes se réunissent une fois par mois en moyenne et des « liaisons inter-groupes » assurent une cohérence de la démarche globale.
Il est à noter que Madame Jeanine RIOU, Directrice Adjointe de la DDASS du Gard participe elle aussi à ce GT1.
