
Les mesures effectuées ont portée sur des espèces susceptibles d'accumuler les contaminants : les cormorans, gros consommateurs de poissons, les anguilles qui vivent dans la vase réceptacle privilégié de la pollution et les ragondins herbivores rongeurs qui se nourrissent de la végétation des berges.
Des dizaines d'animaux ont été disséqués : l'IPSN a effectué des mesures par spectrométrie gamma sur les échantillons et des dosages de PCB choisis comme indicateurs chimiques ont été réalisés sur des fragments de muscles, de foie ou d'os.
La conclusion des travaux est que la contamination radiologique n'est pas détectable dans les conditions expérimentales utilisées : ce qui ne veut pas dire qu'elle n'existe pas, mais qu'elle est au-dessous du seuil de détection donc obligatoirement très faible. Par contre la contamination par les PCB est présente dans toutes les espèces contrôlées (particulièrement dans les anguilles) en basse vallée du Rhône.
La discussion des résultats montre que le risque toxicologique pour l'homme n'est pas significatif mais un effet de la contamination chimique sur ceratines expèces de l'écosystème n'est par contre pas exclu. Les contaminations trouvées en basse vallée du rhône sont toute fois inférieures à celles mesurées dans d'autes régions françaises.
La CLI du Gard, avec cette thèse, apporte des éléments importants mais forcément limités pour la comparaison des risques radiologiques et chimiques. Il serait intéressant de demander aux autorités administratives d'appliquer les méthodologies lourdes et innovantes mises au point dans le Nord Cotentin en région de basse vallée du Rhône.
