Commission Locale d'Information de Gravelines
Commission Locale d'Information de la Centrale Nucléaire de Gravelines
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Historique



Le premier plan quinquennal de développement de l’énergie nucléaire (1952-1957) prévoit la construction d’un centre industriel capable de fournir de l’électricité et de produire le plutonium nécessaire au programme militaire.

LE SITE DE MARCOULE EST RETENU PAR LE CEA EN 1952 ET LES TRAVAUX COMMENCENT EN 1954



Le réacteur G1 de la filière UNGG {uranium, graphite, gaz} diverge le 7 janvier 1956, il s’arrêtera en octobre 1968.
En 1957, les réacteurs G2 et G3, plus puissants {38 MWe}, appartenant également à la filière UNGG, sont en construction ainsi que l’usine d’extraction du plutonium, UP1. Destinée à retraiter le combustible de G1, elle produit en 1959 son premier lingot de plutonium.

Le réacteur G3, couplé au réseau EDF en 1960, constitue avec G2 la première centrale électronucléaire française d’une puissance de 80 MWe. Le réacteur G2 sera arrêté en 1980 et le réacteur G3 en 1984 après plus de 20 ans de fonctionnement.
L’atelier pilote APM, destiné à la conception des procédés de traitement des combustibles irradiés, est mis en service par le CEA en 1962.

En 1963, Marcoule reçoit la mission de produire du tritium pour les besoins de la Défense Nationale. Les réacteurs d’irradiation, Célestin 1 et 2, qui permettent la production de plutonium 239 et de tritium, sont construits et entrent en service en 1967 et 1968.
A partir de 1965 débutent les activités civiles de l’usine UP1 avec le retraitement des réacteurs de la filière UNGG.

Le réacteur à neutrons rapides « Phénix » d’une puissance de 250 MWe est raccordé au réseau EDF en décembre 1973.
En 1976, la Compagnie Générale des Matières Atomiques {COGEMA} est créée et l’établissement de Marcoule regroupe les activités militaire et civile du site.

En 1978, l’atelier de vitrification des produits de fission [AVM] exploite industriellement le procédé de vitrification mis au point à l’atelier pilote PIVER.
En 1983, l’atelier MAR 400 de dégainage des combustibles de la filière UNGG est mis en service et Marcoule devient, en 1987, le seul centre de traitement pour cette filière après l’arrêt de cette activité à la Hague.

En 1990, une nouvelle station de traitement des effluents liquides {STEL} remplace l’installation d’origine et la construction de l’usine MELOX débute en 1991.
Le service « Démantèlement-Assainissement Radioactifs » {DAR}, chargé d’assurer l’optimisation du conditionnement des déchets au sein des ateliers existants, est créé en 1992.

En fin d’année 1993, les réacteurs Célestin arrêtent leur production de plutonium.

En 1994, l’usine MELOX est progressivement mise en service industriel et la liaison entre l’atelier TOR {CEA}, construit en 1978, où sont dissous les combustibles usés et l’usine UP1 {COGEMA} où l’uranium et le plutonium sont séparés des produits de fission, est réalisée.

Le 27 août 1996,
la Société de Conditionnement des Déchets et Effluents Industriels {SOCODEI} est autorisée à construire l’usine CENTRACO sur la commune de Codolet.

Le 30 septembre 1997, la dernière dissolution de combustible est effectuée : UP1 a traité, en près de 40 ans, 18600 tonnes de combustibles usés.



La phase « d’après retraitement » débute en 1998 au travers de trois programmes :

  • Mise à l’arrêt définitif {MAD} de l’usine UP1 et des installations associées ;
  • Démantèlement {DEM} jusqu’au niveau 2 de déclassement des installations de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique {AIEA}.
  • Reprise et conditionnement des déchets {RCD}.

En 1999, les opérations de Mise à l’Arrêt Définitif se poursuivent :

  • Mise en actif de l’Enceinte de Reprise des Fûts Bitume {ERFB} et de l’Entreposage Intermédaire Polyvalent {EIP} dans le cadre du Programme de Reprise et Conditionnement des Déchets ;
  • Mise en exploitation de l’usine CENTRACO.

LE SITE DE MARCOULE REGROUPE AUJOURD’HUI QUATRE INSTALLATIONS NUCLEAIRES DE BASE (INB) ET UNE INBS ( Voir Rubrique Commission d'Information)



MELOX

L’usine MELOX, exploitée par COGEMA, fabrique depuis 1995 des assemblages combustibles MOX {mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium} destinés à alimenter les centrales nucléaires de la filière à eau légère de différents pays. Le combustible MOX est utilisé depuis plus de 30 ans, actuellement dans 35 réacteurs, dont 20 en France.

ATALANTE

L’installation ATALANTE regroupe les activités de recherche et développement en matière de retraitement des combustibles. Elle est dédiée à une recherche appliquée sur le retraitement et le recyclage des combustibles irradiés, mais aussi à une recherche de base sur la séparation, la transmutation et le conditionnement des éléments à vie longue et haute activité, qui s’inscrit dans le cadre de la loi de 1991 relative à la gestion des déchets radioactifs.


CENTRACO

L’usine CENTRACO, située sur la commune de Codolet, exploitée par la société SOCODEI a pour objet le traitement des déchets faiblement ou très faiblement radioactifs. Il s’effectue par fusion pour les déchets métalliques ou par incinération pour les déchets incinérables.
Une partie des déchets métalliques faiblement ou très faiblement radioactifs peut ainsi être recyclée sous forme de protections biologiques utilisées pour conditionner d’autres déchets plus actifs.


PHENIX


Le réacteur Phénix, exploité par le CEA, est un réacteur de démonstration de la filière à neutrons rapides. Il constitue un outil indispensable pour mener à bien les programmes de recherche sur les déchets radioactifs. Le flux de neutrons de Phénix disponible est 10 fois supérieur à celui des autres réacteurs d’essais technologiques.
En 2001 et 2002 pendant l’arrêt décennal, il a fait l’objet d’importants travaux. Divers incidents ont retardé les expériences prévues sur l’axe 1 {transmutation} de la loi de 1991.

Son arrêt définitif est prévu pour 2009.